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 Appartement de Conor Langley

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Violet

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MessageSujet: Appartement de Conor Langley   Mar 24 Aoû - 18:13

Avec un air particulièrement stressé, Lisbeth vérifie pour la centième fois sa jupe crème et tente de faire disparaître un pli totalement imaginaire. Elle est dans un état de trac rare. Voilà déjà une semaine qu’elle est rentrée et rien n’a véritablement avancé. Elle s’en doutait bien sur. Elle ne pouvait pas obtenir tout ce qu’elle souhaitait en un claquement de doigt. Mais elle n’a pas de nouvelles de Délia ni de Mairae. Les décorateurs étaient venues, des plans étaient fait, étalés dans la salle à manger mais rien de concret. Les meubles pour Bérénice attendaient toujours d’être montés, ce qui la contrariait véritablement. Et surtout, son père n’avait pas daigné venir la voir une seule fois depuis tout ce temps.

Aussi, aujourd’hui, elle y allait. En y réfléchissant, il était rare qu’elle y aille. Cet appartement, avant, lui faisait trop penser à sa mère. Mais aujourd’hui ? Une pointe de chagrin la transperce. La douleur est toujours présente. Forcément. Ses doigts glissent sur sa joue. Comment oublier ces jours sombres ? Même Las Vegas ne l’a pas aidé. Pas pour ça en tout cas, c’est certain.

Une fois l’ultime inspection faite, maquillage, vernis, tenue, elle se tourne vers la nounou.


Je serais rapide. Ensuite vous pourrez partir.
Vous n’emmenez pas la petite avec vous ?

Une chose est sure, cette femme est la curiosité et surtout remarque tout. Lisbeth renonce à lui expliquer. Elle se prend déjà pour sa mère, elle ne va pas non plus commencer à se justifier.

Non.

Pour mettre fin à la conversation elle appuie sur l’appel d’ascenseur et se glisse dedans à la vitesse d’un lézard alerté par un bruit. Les portes se referment sur une question qu’elle n’entend pas. Trop tard. Tant pis. bizarre. Quelque chose sur le visage de la femme lui laisse à penser qu’elle n’a pas mis le doigt sur un détail essentiel.

Les portes s’ouvrent alors sur un petit hall où une plante verte survit grace à la lumière artificielle. Trois pans de murs avec chacun une porte. Un tableau à côté de chacun d’eux montrant un paysage que Lisbeth soupçonne d’être imaginaire. Trop beau, trop parfait. Sans doute ce passé révolu dont elle a lu tant de choses.

Elle va frapper à la porte d’en face. Lisbeth prend un air sur, presque hautain, histoire qu’on ne lui referme pas de suite la porte au nez. Pourtant elle est loin d’être certaine de ce qu’elle fait. Ceci dit, il est sa justification à sa présence. Alors le moins qu’elle puisse faire c’est le voir. De toute façon c’est vrai. Il est gâteux. Maintenant il a engagé un cuisinier et un bibliothécaire. Le mystère s’épaissit pour Lisbeth qui craint qu’il ne devienne fou et qu’il dilapide sa fortune.

La porte s’entrouvre. Pas un bruit. Juste un souffle, une respiration courte, essoufflée. Un bout de tissu blanc dépasse dans un coin. Mais personne. Lisbeth pose la main sur la porte, dans l’intention de la pousser mais alors que ses doigts effleurent le bois, elle entend un petit rire, presque enfantin et la porte se referme avec violence. Médusée, Lisbeth met quelques secondes à se reprendre et écouter ce qu’il se passe. Quelqu’un élève la voix. Mais le bruit qui lui parvient est trop étouffé, surtout pour entendre une quelconque réponse.

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Violet

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MessageSujet: Re: Appartement de Conor Langley   Mer 25 Aoû - 19:16

Papa ouvre moi tout de suite !!! Tu m’entends !!! Je ne partirais pas avant de t’avoir parlé.

Lisbeth tambourine à la porte. Elle est réellement inquiète maintenant. Voilà bien cinq minutes qu’elle n’entend plus rien de l’autre côté et craint qu’il ne se passe quelque chose de grave.

PAPA !! Je fais venir quelqu’un je te préviens ! Tu as compris ?

Elle entend alors le loquet de la porte. Elle fronce les sourcils. La porte était vérouillée ? Elle ne l’avait pas encore entendu. Pas ce son caractéristique. Ni quand la porte s’est ouverte, ni à sa fermeture. Décidément, il y a des choses un peu trop bizarres.

C’est son père qui se tient à la porte, appuyé avec effort sur sa canne, le souffle court et le visage un peu trop pâle.


Tu te sens bien ? Que s’est il passé ? Tu m’ouvres et tu me chasses comme ça ? Un souci ?

D’autorité elle passe son pied entre le chambranle et la porte, histoire de ne pas réitérer le clacage au nez.

Tu veux quoi ?

Il a décidé de passer directement sur « j’aboie sur tout ce qui bouge pour faire fuir ». Lisbeth sourit. Il était comme ça quand elle était jeune. Il hurlait sur tout et tout le monde. Sauf sur sa mère.

Te parler évidemment. Il parait que tu as engagé du personnel et je m’inquiète. Bientôt tu vas avoir plus de gens à ton service que Fitz.
Le PRESIDENT est bien entouré mais j’ai parfaitement le droit de faire de même.

Profitant d’une quinte de toux de son père pour pousser la porte et rentrer, Lisbeth réalise qu’elle ne voit personne. Etrange. Ce qu’on lui a rapporté laissait entendre que le personnel était logé dans l’immeuble et devait être prêt 24h/24. un escalier de service peut être ? Elle tente d’un coup d’œil d’étudier l’appartement pour trouver ce qui pourrait clocher. Rien dans le salon, rien dans la cuisine... rien... tiens... Deux verres. Soupçonnant son père de la surveiller, elle continue de regarder sans rien dire.

Que deux verres. Il a de la compagnie donc. Une lectrice peut être ? Après tout malgré son grand âge peut être que la solitude dont il souffrait venait de l’absence de sa mère.

Elle s’assoit dans le canapé en cuir blanc, visiblement neuf. Décidément, heureusement qu’elle n’est pas accrochée à son héritage. Il faut qu’elle trouve un sujet anodin... Elle cherche.


Tu vas bien ?
Je tousse.
Je vois ça. Merci.

Un silence plane. Long et lourd. Lisbeth regarde ses ongles pour ne pas s’appitoyer sur cet homme qui avait été si fort et qui maintenant ressemblait de plus en plus à un vieillard. Quant à lui... on aurait dit qu’il se demandait ce qu’ils fichaient là tous les deux. L’hostilité de son regard montrait toujours qu’il avait des griefs contre sa fille sans qu’elle sache lesquels.


Tu travailles ?
Non.
...
Mais on m’a proposé d’aider à l’Orphelinat.

Propos anodin. Elle a refusé. Hors de question d’aller là bas. Mais bon ça meuble.

NON !
Pardon ?

Elle relève la tête sur son père qui tremble. Peur ? Fureur ?

Non. Ce... ce... ce n’est pas un endroit pour toi. On dit qu’il y a des gens peu recommandables là bas.
Ah bon ? Si grave.
Oui terrible.

Devant l’air soudain blême de sa fille, Conor Langley tente de minimiser ses propos.

Enfin l’Orphelinat en lui-même est bien tenu. Par Gladys Monroe.
Gladys ? Vraiment ?

Un fin sourire se dessine sur les lèvres de Lisbeth. Ses yeux brillent. Elle est rassurée.

Tu sais, je ne l’aime pas. Je ne l’ai jamais supporté. Trop... opportuniste. Trop conservatrice sans pour autant défendre Alpha à tout prix. Bon d’accord. Avec le temps on a compris qu’elle avait raison mais quand même. Son manque de loyauté...

Lisbeth écoute son père avec soin. Il ne lui avait fait que peu part de ses griefs contre les Monroe. Peut être le faisait il maintenant que Fitzgerald était président. Peut être que ça faisait bien de ne pas les aimer. Enfin il ne restait plus que Gladys. Ceci dit... une visite de courtoisie à Mme Monroe serait peut être approprié. S’il y avait un réel antagonisme entre les deux, elle pourrait peut être lui en apprendre un peu plus sur l’état de santé de son père. En plus, cette dernière est sensée conserver un petit quelque chose qui lui appartient. Autant savoir ce qu’il en est.

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MessageSujet: Re: Appartement de Conor Langley   Sam 8 Jan - 15:30

Un pas en avant et deux en arrière. Devant l'entrée, Lisbeth hésite, tergiverse. Elle attend, n'ose plus bouger, a même peur de respirer de peur de se faire entendre. Bérénice dort tranquillement dans son couffin. Elle attrape la poignée pour partir. Tant pis, elle trouvera bien un endroit pour dormir en attendant le retour de Tara. Idée stupide de vouloir venir ici. Pourquoi faire. Il lui faut un toit mais là elle a surtout l'impression d'aller demander la charité. Après tout, il refuse de la voir, de lui parler.

Non mais c'est ridicule quand même.

C'est bête. Son père et elle étaient si proches avant. Avant ce départ, les révélations sur Alpha. Comme s'il avait été leur lien. Depuis ils étaient éteint. Avec un soupir, Lisbeth frappe à la porte de son père.

Ce vieil homme. Décidément, les rares fois où elle le voit, elle le trouve épuisé, déprimé peut être. L'étincelle d'intelligence en lui semble avoir disparu, envolé. Elle est une fille indigne qui néglige son père. Et la voilà maintenant submergée par la culpabilité. Et ce n'est guère utile dans la situation actuelle. Bien sur ça pourrait être pire. Mais ses projets au Village semblent vraiment compromis.

Papa ? Je... je peux entrer ?

Son père ne semble toutefois pas renoncer à son agressivité. Son regard est hargneux. Elle y lit une espèce de rancoeur dont elle ne comprend pas l'origine. Quand elle était partie à Vegas, il lui avait assuré comprendre. Et maintenant elle semble le dégouter.

Pourquoi faire ?
Ecoute...

Elle se serrait les mains, hésite. Elle a l'impression de fouler au pied sa fierté.

Je... j'ai trouvé un emploi... Pour Tara Malone. Et je devais aménager au Village pour l'aider mais... il y a eu un incident. Mon appartement est fermé et... Et je n'ai nul part où aller tant que Tara est en voyage.
Trouve toi un hôtel !

La frustration la gagne mais elle ne désarme pas. Elle ne peut pas abandonner comme ça non plus.

Ce ne serait que moi, oui. Mais il y a Bérénice.
Bérénice ?

Interloqué, Conor Langley daigne enfin baisser les yeux sur le couffin. Si Lisbeth a espéré une once de joie, de plaisir ou au moins de surprise, elle ne peut voir que de la colère et de la rancoeur.

Un bébé ? un BEBE ici ?

Furieux, il se met à faire les cent pas devant Lisbeth. La pauvre est tellement étonnée qu'elle ne répond rien, attendant de le voir s'apaiser. Elle commence à se dire que retourner à Vegas ne serait pas une mauvaise idée en soit. Après tout, elle peut bien lâcher tous ses projets. Aucun n'est aussi précieux que sa fille.

Finalement Conor se penche sur le couffin et esquisse un demi sourire.

Très bien. Vous resterez jusqu'à ce que ce... Village t'ouvre ses portes. Ta chambre est toujours disponible. Déposes y tes affaires. Maintenant excuse moi mais je dois prendre des dispositions pour votre séjour.

Et sans plus attendre que Lisbeth entre dans son appartement, il disparait dans son bureau en fermant la porte à clef.

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MessageSujet: Re: Appartement de Conor Langley   Mer 19 Jan - 18:46

Non mais je rêve !

Elle en glapit de rage. Incroyable mais vrai. Alors que Lisbeth tente pour la vingtième fois d'ouvrir la porte de sa chambre, elle doit bien se rendre à l'évidence. On l'y a enfermé à clef. Préférant donner le bénéfice du doute à son père, qu'elle sait âgé maintenant, l'idée qu'une personne parmi la pléthore de ceux qu'il emploie l'aura fait par mégarde. Mais quand même, voilà bien cinq minutes qu'elle tente de sortir et personne ne lui ouvre. Dans sa folie pour les cuisiniers, femmes de ménage, infirmières ou encore nurses, il aurait pu engager un pro des serrures.

C'est quoi ce délire ?

Elle tambourine à la porte. Non mais quand même, son père n'oserait pas la consigner dans sa chambre ? Ou pire... la retenir contre son gré ici ? Oppressée, elle se laisse choir sur son lit, hébétée. Bérénice pleure depuis un moment alors elle la prend dans ses bras et la berce jusqu'à ce qu'elle se calme. A presque 8 mois, elle tient assise maintenant. Lisbeth tente une comptine mais cela n'est pas très efficace. Piètre chanteuse à n'en pas douter. Lui raconter une histoire n'est pas très probant non plus. Il n'y a rien à faire d'autre que lui donner le biberon sans doute. Mais bien sur, elle a laissé le nécessaire dans la cuisine.

Lisbeth repose son bébé et retourne taper à la porte.

PAPAAA... Ouvre moi ! Tu as oublié que je n'ai plus 16 ans ou quoi ?

Alors que sa main s'abat avec violence en direction de la porte, une nouvelle fois, cette dernière s'ouvre avec brusquerie. Lisbeth laisse échapper un couinement de douleur quand sa main se fracasse sur le bois. Elle se sent comme la gamine qu'elle était lorsqu'elle vivait encore ici. Tel un flash le souvenir des heures passées ici, enfermée volontairement pour rêver de son avenir avec Alpha, qui la vengerait du Syndicat. Elle se sent mal, coupable, presque nauséeuse sous le coup de l'écœurement.

Excuse Sophia. C'est la femme de ménage. Elle ferme toujours les pièces et je n'ai pas pensé à l'avertir.

Décidément, si elle avait pensé attendre des combles de froideur de la part de son père, Lisbeth était arrivée au pôle Sud cette fois.

Mais te… Vous voilà libres. Enfin j'aimerais que tu n'entres pas dans les appartements de ta mère. Je n'ai rien touché depuis ces années et j'aimerais préserver ce lieu.

Lisbeth opine avec un pincement au cœur. Sa mère avait trois pièces à elle. Son père n'y allait jamais. Seule, elle, petite, avait le droit d'y aller, avec la permission de sa mère. Elle lui manquait horriblement. Le sentiment de culpabilité menaçant de l'étouffer, Lisbeth s'excuse poliment, prend sa fille dans ses bras et file à la cuisine pour préparer le biberon qui calmera ses pleurs.

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MessageSujet: Re: Appartement de Conor Langley   Jeu 27 Jan - 14:24

Une journée passée chez son père et voilà Lisbeth persuadée d'être folle. Elle peut le jurer, elle entend des portes qui claquent, des bruits de pas, des rires aussi. Elle n'a rien dormi. D'abord à se demander ce qu'il se passe au Village. Puis les bruits qui étaient vraiment étranges. Elle les a écouté. Les chuchotements, les pas dans le couloir et personne pourtant quand elle ouvre la porte. Si elle était superstitieuse elle croirait l'appartement hanté.
A l'aube, elle s'extirpe de la chambre pour se faire un café serré. Elle sent que la journée sera longue. Alors que l'eau commence à frémir, elle a la désagréable surprise de voir un arc électrique se former dans le micro onde pourtant éteint. Avec rapidité, elle se sert le café et sort vite. Après une nuit blanche, voilà encore une chose déconcertante. Une fois dans sa chambre, elle entend cette fois distinctement des voix. Sans parvenir à comprendre ce qu'ils se disent, elle comprend qu'il y a un homme. Et son ton montre qu'il donne des ordres. Cette voix ne ressemble pas à cette de son père. Bien plus jeune que ça. Alors qu'elle veut ouvrir la porte, une fois encore, elle la trouve verrouillée.

Cette fois ça commence à bien faire. J'aimerais bien savoir ce qu'il me cache bon sang.

Elle attrape la chaise de son bureau et la met sous la fenêtre. Si elle ne se trompe pas, à gauche, il y a les appartements de sa mère. Elle passera par là, en priant, du haut du 10è étage, que la fenêtre ne soit pas verrouillée. Elle se glisse par l'ouverture et se colle au mur. Heureusement, comme dans tous les vieux immeubles en pierre, il y a des corniches. Pieds nus, elle s'avance avec précaution, espérant pour une fois que si un Dieu existe il l'entende et l'aide à ne pas tomber.

Promis, je rentrerais dans cette foutue cathédrale pour prier si j'arrive indemne.

A mi chemin, elle marque une pause, essoufflée par la peur et l'effort. La corniche fait une trentaine de centimètres de large mais cela semble bien petit vu la hauteur à laquelle elle se trouve. Finalement elle arrive à la fenêtre. Malheureusement fermée. La suivante est juste à côté, bien plus proche. Sinon elle devra briser le verre pour rentrer.

Voilà à quelles extrémités j'en arrive. C'est pas croyable. Chez ces tarés de Dieu même ça, ça n'arriverait pas.

Et la voilà qui laisse échapper un petit cri de victoire. La fenêtre est grande ouverte. Elle se laisse glisser à l'intérieur et immédiatement s'appuie sur ses genoux pour retrouver son souffle et se remettre de ses émotions. Une fois les battements de son cœur revenus à la normale, elle se redresse. Elle ferme soudain les yeux et les ouvre. Puis se tourne à la fenêtre en vérifiant qu'elle ne s'est pas trompée. Mais non. Elle est bien dans les appartements de sa mère… transformés en chambre d'enfant.

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MessageSujet: Re: Appartement de Conor Langley   Sam 29 Jan - 0:16

Déconfite et médusée, Lisbeth regarde la pièce, la parcourant d'abord de façon rapide. Les détails sont éloquents. Alors elle continue, de façon plus détaillée. Elle inspecte la table de chevet. Une lampe avec une fée dessinée sur l'abat jour. Une photo de Connor. Lisbeth sourit. C'est bien la dernière chose qu'elle aurait mis sur sa table de chevet, à n'importe quel âge. Le lit à baldaquin, avec des tentures roses et des princesses, des princes et des dragons brodés dessus. Pas très difficile d'imaginer qu'il y a une petite fille qui vit ici. Elle se promène, regarde dans la penderie, les commodes. Des tenues pour petite fille, des robes de princesse même. Pas ou peu de jeux en fait. C'est surprenant. Son père aurait il craqué ? Elle inspecte les tableaux accrochés aux murs, jolis, fins, détaillés. Ils ne sont pas signés mais quelque chose dit à Lisbeth qu'il y a un lien entre l'occupante de la pièce et ces tableaux. Elle continue tout en se demandant ce qu'une enfant fait ici. Et s'arrête, interloquée, au bureau. Si tout montrait la présence d'une enfant, le livre ouvert lui, laisse à penser à une adulte. Un guide sur la programmation informatique. Alignés entre les contes de fée et les cahiers de coloriage, toutes les connaissances informatiques imaginables sont là, à portée de main. Les certitudes de Lisbeth s'effritent jusqu'à ce que la clef dans la porte la ramène à la réalité. Mais qu'est ce qu'il se passe ici ? Son père a-t-il fait cloner sa mère ou quoi ? Dans quel intérêt ? Il s'occupe d'une enfant ? Rend un service à des amis peut être ? Mais il n'y a pas de photos des parents. Ni de l'enfant d'ailleurs. Le bruit de la poignée soudain et elle réalise qu'il est trop tard pour se glisser jusqu'à la fenêtre. Et dire qu'elle aurait pu sortir.

Toutes les réponses à ses questions, même les plus anciennes, explosent en vol. la réponse est là. Ou plutôt les réponses, même celles qu'elle aurait préféré ignorer. Elle ne voulait pas savoir, non. Elle avait fait le choix, cinq ans avant, brisée et résolue, à tirer un trait sur le passé. Et sous les yeux, une poupée aux grands yeux bleus et des cheveux noirs, la fixe avec un grand sourire d'enfant ravie, comme si on lui avait réservé une surprise. Elle regarde en direction de la porte et se met à rire, comme seule une enfant peut le faire.

Bonjour Madame. Tu es ma nouvelle nounou ? Moi c'est Cassandre.

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MessageSujet: Re: Appartement de Conor Langley   Lun 31 Jan - 16:00

Il a eu des moments dans la vie où Lisbeth a sincèrement regretté de connaître la vérité. Depuis cinq ans, elle est parvenue à se convaincre que le pire moment a été lorsqu'elle a compris la nature d'Alpha. Son absence constante durant sa grossesse. Quel père digne de ce nom ne serait pas venu au moins poser une main sur le ventre arrondi ? Ces mots qui résonnaient de plus en plus étrangement. Ses communications. Cette incapacité constante qu'avaient les gens à savoir qui et où il était. Et puis le fait que depuis sa jeunesse son propre père le servait. Elle avait mis des années à comprendre là où elle était persuadée désormais que son père savait, comme un certain nombre de vieux fidèles. Elle avait été tellement horrifiée de cette découverte qu'elle était restée prostrée pendant la quasi-totalité du reste de sa grossesse. Ce, jusqu'à ce que Lucrezia De Rossi la contacte pour une livraison importante d'armes qui devaient équiper la police. Devant son état, l'italienne s'était occupée de tout, bien décidée à lui rendre service pour presque rien. Une offre d'emploi à Vegas après son accouchement.

Lisbeth savait que l'italienne pensait avoir en prime l'enfant d'Alpha sous sa coupe. Mais écoeurée, abattue et craignant pour sa vie, à la naissance du bébé, elle avait été le confier à l'Orphelinat. Qui aurait pensé que la fille d'Alpha se retrouverait avec des morveux ? Et comme personne ne verrait jamais l'enfant avec elle, ceux qui auraient voulu la mort du bébé pourraient toujours le chercher.

Pendant 5 ans, Lisbeth s'était convaincue que c'était la meilleure solution. Que de toute façon cette enfant ne représentait rien qu'une aberration totale, une illusion de famille qui désormais la répugnait trop. Pendant 5 ans, Lisbeth n'avait quasiment jamais repensé à sa fille. Elle ne s'était pas intéressée aux enfants des autres et n'avait pas pleuré. Elle avait effacé Alpha et tout ce qui le liait à elle de sa mémoire. Cette enfant était une malédiction. Elle lui avait volontairement choisi le prénom de Cassandre. Elle s'était recrée une vie, un espoir et finalement une famille. Du moins le croyait elle.

Et voilà qu'en quelques secondes, en un instant, cette tranquille assurance d'avoir laissé le pire derrière elle volait en éclats. Il était en face d'elle, dans ces grands yeux bleus et ces jolies boucles de cheveux couleur de geai.

Lisbeth émet un glapissement aux paroles de la petite, étrange mélange de miaulement et de cri de mépris. Hagarde, elle ne répond rien, fuyant comme elle le peut ce regard pour retourner dans sa chambre où, comble de l'ironie, elle s'enferme elle-même.

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MessageSujet: Re: Appartement de Conor Langley   Dim 6 Fév - 15:29

Conor entre dans la chambre, sans même frapper. Lisbeth tient son bébé dans les bras en pleurant. Elle la berce comme si cela allait davantage apaiser la petite qui dort paisiblement. Sans lever les yeux elle lui pose la question.

Pourquoi tu as fait ça ?

Elle entend un vague soupir et un reniflement de dédain. Une chaise racle le sol et elle entend qu'il s'assoit. Un coup d'œil rapide. Il fait soudain 10 ans de plus. Il a l'air las et triste.

Tu es partie sans un mot. Sans parler du bébé. Je ne comprenais pas jusqu'à ce qu'ils détruisent tout ce qui avait trait à Alpha. J'ai compris que tu savais. Le doute m'a effleuré. Depuis combien de temps le savais tu ? Etait ce la raison de ton départ ?
Un vieil ami qui travaillait pour la future CES a été signer un contrat à Las Vegas et il m'a dit t'avoir reconnu. Et que Miss De Rossi se vantait de t'avoir ramené dans ses bagages.
Il n'a pas été très difficile de chercher et trouver la date de son départ. Et selon mes calculs le bébé était déjà né. Or personne n'a jamais parlé ni d'enfant, ni de grossesse là bas. Donc la clef se trouvait là.
Deux mois après ton départ, j'ai eu un soupçon. J'ai été à l'orphelinat et on m'a confirmé que le jour de ton départ un bébé avait été déposé. Avec de beaux habits et une belle somme pour qu'ils s'en occupent sans jamais le faire adopter. J'ai payé bien plus cher encore rien que pour la voir. Et je tairais le prix indécent que j'ai du mettre pour l'adopter. J'ai fait détruire les archives avant que Madame Monroe ne vienne fourrer son nez. Il n'a pas été difficile de la convaincre que ce n'était pas important. Elle a déjà assez de ses soucis la pauvre.

Un silence s'installe, pesant. Lisbeth garde fermement les yeux sur Bérénice.

Je crois… Qu'il est préférable… Que je retourne à Las Vegas.

Le silence empire.

Je crois que tu as raison finalement. Cassandre oubliera vite ton visage. Inutile que tu restes si tu l'abandonnes une fois de plus. Je crois juste bon de te prévenir qu'elle a quelques… facultés. Un don inné pour l'informatique. A cinq ans, elle pourrait déjà en mettre dans la vue de certains informaticiens de la CES. Aussi je te demanderais de faire comme si tu ne l'avais jamais vu. Il en va de sa sécurité.

Lisbeth sort du lit, posant le bébé dans son couffin et attrapant ce qu'elle a enlevé de ses valises pour les y fourrer de force.

Je l'ai abandonné pour ça. Quelle chance de protéger l'enfant d'Alpha si on sait où elle est hein ? Et avec qui ? Et puis… ce n'est qu'un monstre… Comme son père. Ce n'est pas ma fille. Elle n'a aucune espèce d'importance.

Ni une, ni deux, Lisbeth récupère ses affaires et sort sans un mot ni un regard pour son père.

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MessageSujet: Re: Appartement de Conor Langley   

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Appartement de Conor Langley

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