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 Pas toujours facile d'être un héros

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MessageSujet: Pas toujours facile d'être un héros   Mar 16 Nov - 16:09

- Et ça ? c’était quoi ?

Ca, c'était... Merde !

-"Baisse la tête, ce sont des balles. On nous tire dessus ! Décidément, c'est devenu une sale habitude !"

0:20'
Il claqua alors sa porte, puis alluma le moteur. Aussi vite qu'il ait envie, il était tenu par la machine.

0:52'
Sans prendre le temps de vérifier les commandes ou les volets, il se lança au roulage vers la piste. C'est alors qu'il se rend compte que le chemin d'accès tombe avant le seuil de fin. Heureusement, il a peu de carburant et ils ont laissé sur place ce qui n'était pas nécessaire - sans compter le feu d'artifice qu'il vient de tirer et qui pesait lourd. Peut-être que ça passera...

1:33'
Alors que la voiture se rapproche, que quelques rafales partent encore, il se doit de faire l'essai moteur. Il sait être à 1600 pieds, et après... Ben après c'est la mer. Il a beau faire 20°, le Pacifique doit pas être bien chaud, et il n'a aucune envie d'aller le vérifier. C'est du temps de perdu, mais c'est nécessaire.
Puis, après un sourire rassurant vers une Crystal pas du toute rassurée, il lança tout à fond.
Parfois, la piste paraît longue, mais là, c'est tout l'inverse. Amputée de la partie qu'il n'a pas voulu perdre du temps à remonter, elle paraît vachement courte...

1:52'
Par chance, les gars, qui doivent rouler dans un pick-up, ont bien du mal à les aligner. Des balles passent au loin. Il voit un ou deux traits de feu. Merde, des traçantes... Qui peut avoir des traçantes à part des militaires ??? Mais pas le temps, ils s'élèvent difficilement en bout de piste et plongent pour prendre de la vitesse vers la mer. En même temps, il échappe ainsi aux vues de la voiture.

2:32'
-"Bon, on s'en est sorti, mais avant de rentrer, je veux aller voir ce qui se passe ici. Merde, c'est ton île quand même ! On va pas laisser quelques chieurs nous gâcher la fête".
Ce disant, Léo coupe l'alternateur et la batterie, laissant l'éclairage de secours du tableau de bord, puis il vire sur l'aile le long des falaises, allant taquiner les G, mais il connaît son avion. C'est une bonne et rude bestiasse qui tiendra bien ce surplus de gravité, même s'il craque un peu de partout.

3:03'
Revenu vers l'île, il franchit maintenant une falaise et s'engage dans une vallée. Le danger, selon lui, étant loin, il rallume les lumières dont il se sert pour visualiser les distances avec le sol et les montagnes par le jeu des reflets. Il est vrai qu'il nargue la cime des armes à 100 pieds au dessus d'eux mais il ne veut pas que les mecs de l'aéroport l'entendent arriver. Repérant une route, il devine que c'est par là qu'ils ont du arriver. Il décide donc de la suivre pour se ramener dans leur dos.

4:26
Il a fini de longer la vallée et doit maintenant s'engager dans sa transverse. Il glisse sur l'aile, jouant sur les volets pour se ralentir. C'est sûr, ce qui manque sur ce zingue, ce sont des aérofreins. Mais en jouant avec les volets, la manette des gaz, il parvient toujours à rester dans le seuil de reprise de puissance et à maintenir des virages plus serrés.

5:35
Voilà, il repère la route au bout de cette deuxième vallée, qui part en coude derrière un mont à main droite. C'est l'esprit tranquille, après un nouveau sourire vers Crystal, plus détendue, qu'il vire sur l'aile droite.

5:53
La rafale d'arme lourde se fait nettement entendre, perçant la nuit et déchirant une partie de l'aile gauche. Aussitôt, les lumières se coupent tandis que l'éclairage de secours sur la dernière batterie prend le relais. Léo comprend tout de suite qu'il n'y a rien de normal à se faire canarder deux fois et par des armes aux calibres militaires ! Il contre-vire sur la gauche, repartant vers la mer. Pour la curiosité, terminé ! Il fait rentrer et sortir de ce piège !
-"T'inquiètes, ils ont touché le générateur, mais on peut voler sans. On risque de finir en noir complet mais la nuit n'est pas si mal que je ne puisse atterrir à West-Epsilon?"

6:35
Alors qu'il est au-dessus de la mer, tranquille, une rafale d'arme légère vient percuter la carlingue. Merde, mais ils tirent d'où ? Il est au moins à 4 nautiques de l'île maintenant ! En tout cas, il n'a pas le temps d'élucider ce mystère, et plonge de nouveau, pour échapper aux vues des mecs qui doivent l'allumer depuis la terre. Tant pis pour les G ! Puis, il prend la direction de la tâche de lumière au loin... West-Epsilon, à 17, 20 nautiques peut-être.
-"On est loin maintenant, et dans 15 minutes maxi, on est arrivé. Tu peux respirer, Princesse."

7:15
Cette fois, c'est un nouveau tir qui frappe le flanc droit de l'appareil. Léo entend immédiatement le bruit caractéristique du vent, qui lui dit que la carlingue est sérieusement troué, mais il n'a pas le temps de s'en occuper. Tandis que Crystal se met à hurler, il vient, enfin, de comprendre que pour l'allumer à cette distance de la terre, les poursuivants ont mis le paquet. Ils ont au moins un bateau derrière lui !

7:38
Il tire à mort sur le manche et met tout le jus pour tenter de prendre de l'altitude, afin d'échapper au tir d'armes, qu'il pense encore légères. En même temps, qui pourrait le blâmer de se planter ? Il n'y connaît rien en armement de guerre, sinon, il aurait pu deviner qu'au contraire, pour déchirer l'appareil sur le flanc, c'était du gros. Et que plus il montait, plus il offrait une meilleure cible, son fuselage sombre se détachant sur le fond éclairé de la côté de la CES.

8:21
Quand enfin il pense être hors de distance, il se permet de regarder derrière et de constater les dégâts. C'est important pour l'atterrissage. Il est presque soulagé de voir que seule la porte arrière gauche a été endommagée. En fait, il ne sait pas si elle est endommagée : mais elle n'est clairement plus là.
-"Bonne nouvelle, Princesse, on prend un peu l'air, mais la structure n'a rien pris. Pas de risque qu'on casse en deux à l'arrivée"

8:50
Une fois rassurée, il ajuste alors le pas de l'hélice et le mélange pour garder de la maniabilité et économiser le carburant. Maintenant, il sait devoir finir tranquillement en croisière. Il fait quelques virages quand même pour s'assurer de la maniabilité des commandes. Il ne faudrait pas qu'une de ces putains de balle ait coupé un câble.
Alors qu'il se sent serein, que le calme est revenu dans l'habitacle, il se détend un peu.
-"Je ne sais pas qui sont ces cinglés, mais ils n'avaient aucune envie qu'on rentre raconter ce qu'on a vu. Ça tombe bien parce qu'on a rien vu, mais ça, ils le savent pas... En tout cas, dès l'arrivée, je vais en parler à mes connaissances des FSC. Et j'en parlerais si nécessaire au Président, parce qu'il est hors de question que des connards squattent ton île !"

9:33
Fin de la sérénité. Une nouvelle rafale vient frapper l'empennage arrière, explosant au passage la pompe hydraulique. Il voit les pressions d'huile chuter. Merde, merde et remerde ! Il ne peut plus jouer sur les volets, car il n'aura peut-être plus de pression pour les manipuler. Il fonce quand même vers la mer plus bas, conscient enfin qu'il est trop visible et que ce qui les poursuit a bien décidé de ne pas les lâcher. Slalomer au ras de la mer, avec les vagues et les mouvements du bateau, cela pourrait leur donner une chance.

9:45
Fait une rapide inspection, en passant la main le long de la paroi du moteur. Évidemment, Crystal s'en aperçoit car il est obligé de se baisser. Mais, courageuse, la jeune femme ne dit rien, évitant d'en rajouter, à moins qu'elle ait tellement peur qu'elle ne parvient plus à réagir.
Léonardo n'a pas le temps de réfléchir beaucoup. Avec la chute de l'hydraulique, c'est tout le système de la turbo-propulsion qui peut lâcher d'ici quelques minutes. Il n'a pas le choix. Il doit prendre de l'altitude pour, quand le moteur menacera de s'enflammer parce que le turbo se serrera, tout couper pour descendre en vol plané.
Il regarde Crystal, mais n'a pas le courage de lui dire que les choses commencent à être vraiment mal engagées... Il voudrait lui hurler qu'il l'aime. Tiens, ce serait le moment avant qu'il ne s'écrase, mais il trouve cela un peu trop... Un peu trop, tout simplement. Et puis merde, il est Léonardo Vinci, le meilleur pilote de la CES. Il va les tirer de là.

10:03
Ses derniers espoirs s'effondrent tandis qu'une nouvelle rafale, bien ciblée, plombent le moteur. Aussitôt, fumée et flammes s'échappent des capots.
Il n'a plus aucune autre issue que résoudre ça rapidement. Il pourrait planer quelques temps encore, au risque que la cabine prenne feu et qu'ils soient brûlés. Ou alors, parce que l'amerrissage est incontournable, il s'y lance maintenant. Au moins, cela éteindre le feu naissant.
-"Princesse, je suis désolé, mais là, ce sont des furieux. Je coupe le moteur et on va aller dans l'eau. Y'a rien d'autre à faire. Recule ton siège à fond et mets ta tête entre tes jambes, puis enroule tes genoux avec tes bras. J'ai étudié la théorie, je vais maintenant mettre en pratique. On va s'en sortir. Mouillés, mais vivants !"
Tandis qu'il parle, il coupe le moteur, coupe l'arrivée carburant, puis vidange les réservoirs. L'avion, allégé d'une centaine de kilos, plane quelques dizaines de mètres de plus, mais descend irrésistiblement. 300'... 200'...
-"Princesse, une fois au contact, l'avion va flotter quelques secondes. Comme la porte arrière est démontée, c'est par là qu'il faudra sortir. Tu te détacheras, et tu courras t'y mettre à l'eau. Surtout, surtout, tu ne m'attends pas. J'ai des trucs à faire avant de sortir. Et puis... Il faut pas être dans la carcasse quand elle s'enfoncera, OK ?"
Il a juste le temps de lui prendre la main, glaciale et de l'embrasser.

100'...
Il se souvient. Redresser l'arrière au dernier moment pour atterrir sur la queue, et glisser un petit moment. Cela freinera l'entrée dans l'eau avant que l'avant ne retombe. C'est la seule façon de faire et de s'en sortir.

10'
Avec effroi, il réalise qu'il a oublié, depuis le début, de mettre sa ceinture.

Il tire sur le volant et l'avion percute l'eau par l'arrière à 64 nœuds de vitesse....