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 L'aéroport d'Atlanta

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MessageSujet: L'aéroport d'Atlanta   Mar 18 Jan - 0:16

Léo s'était endormi comme une masse. Il n'avait même pas pris le temps de savoir où étaient les douches. Valkyrie était partie avec Kenny, ce qui l'étonnait. Il la soupçonnait de préparer un coup foireux, parce qu'il n'était pas dupe. Mais il savait Kenny assez grand garçon pour s'en sortir.

Quoique, Valkyrie était une machine à tuer. Il y avait chez elle quelque chose de mécanique, d'inhumain, parce qu'elle n'avait aucun sentiment. Juste le soucis de ses missions. Il avait peut-être fait une connerie en jouant avec elle. Pas sûr qu'elle ait beaucoup d'humour et ça aurait été nul que Kenny paie cela.

Son sommeil fut donc agité et quand il entendit une voiture, les portes qui claquent, et surtout qu'il entendit la porte de l'avion s'ouvrir, il fut content d'entendre Kenny.

-"Putain, tu devineras jamais c'qui nous est arrivé".


Et Kenny de tout lui raconter, avant de conclure.

-"Merde, si j'avais pas déconné, j'crois que j'me la faisais ce soir. Mais j'pouvais pas laisser un de ces putains de mexicains lui manquer de respect. Ca s'fait pas."


Léo ouvrit la bouche, puis la referma. Non, c'est pas à 2 heures du matin, ou 3 heures, il savait pas, qu'il allait lui expliquer qu'il vaudrait mieux faire gaffe. Et puis, il avait compris que Kenny avait quelques verres dans le pif, donc il n'imprimerait rien. Il remit donc ça au lendemain.

-"Euh, tu vas pas ronquer ici, Rookie ! Tu ronfles plus fort que le moteur de ce foutu avion et je pourrais croire être endormi en vol. T'es le dernier, tu ronques sous l'avion. Et j'ai besoin de repos."

-"Oh, le Léo fait sa chochotte. Toi, depuis qu't'es avec ta danseuse, tu t'ramollis mon pote."

Saisissant sa chaussure, Léo l'envoya à la face de Kenny. Ce dernier l'évita et s'assit sur le bord de la porte. Visiblement, il avait pas envie de dormir tout de suite. Il ouvrit son paquet et tira une chique qu'il se mit à malaxer.

-"Dis, Léo, c'est sérieux ton histoire avec cette danseuse ?"

Ah ben merde... La question qui tue à deux heures du matin.

-"Euh... T'as pas envie qu'on en parle demain...". Et puis, Léo se rend compte qu'il est réveillé. Lui aussi. Et bien maintenant.

Il s'assied et se met le dos contre un siège.

-"Je l'aime, Kenny. Ça, c'est sûr. Je suis dingue de cette fille, mais pas dingue du genre ça dure une semaine. Tu vois, j'ai jamais réussi à tenir plus d'une semaine avec une fille, et puis, l'avion, tout ça, aucune n'était intéressée. Elles avaient toutes peur. Crystal... Ben, Crystal, c'est la première qui ne se soit jamais posée de question. C'est un signe, non ? Enfin, je ne l'aime pas que pour ça. Je l'aime tout court. J'aime quand elle chante, quand elle danse, quand elle me sourit, quand elle rit,..."

-"Ouais, j'vois. T'es amoureux, mon gars. Pour de vrai. J'ai connu ça..."

Kenny, amoureux ? Lui qui tirait tout ce qui bougeait, et ne payait jamais deux fois la même pute, parce qu'il ne voyait pas l'intérêt de tirer deux fois la même femme...Pourtant, dans sa voix, Léo devina un fond de vérité. Il sut que cette affirmation plongeait profondément dans le passé de son ami, passé qu'il ne lui avait jamais révélé.

-"Alors, si tu as connu ça, tu sais ce que je ressens", dit-il simplement.

Kenny cracha par terre.

-"Ouais, je sais. Je suis content pour toi Aviator, mais aimer une femme, c'est des responsabilités. Tes aventures, tes prises de risque, il va peut-être falloir y réfléchir..."


-"Eh ! Je suis l'Aviator ! Hors de question que je cesse de l'être."


-"Même si elle te le demandait ? Parce que là, si vous vous aimez, vous allez bientôt envisager de vous installer ensembles je suppose. Et ça va se passer comment ? C'est toi qui va chez elle, ou elle chez toi ?"

Ah, merde. Quelle autre question foireuse à cette heure ci. Il avait décidé de faire un festival, le Rookie ?

Léo réfléchit un peu.

-"On ne s'est pas posé la question. Mais on s'aime, on trouvera une solution !"

-"Ah, ben, tu devrais y réfléchir. Écoutes, Léo, les femmes sont fragiles et elles aiment vivre parmi leurs repères, leur univers, leurs rêves. J'te parle en ami. J'crois pas qu'elle vivra longtemps dans le cangoui, l'essence et les coups de marteaux sur ces foutus moteurs..."


Léo soupira.
-"Je sais. Mais moi, je peux pas m'enfermer au dernier étage d'une tour. Je m'y sens... Comme dans une cage. Merde, Kenny, tu fais chier avec tes questions au milieu de la nuit. Je l'aime et elle m'aime. Pour l'instant c'est tout ce qui compte. Et l'amour fait faire bien des choses qu'on ne ferait pas sinon. Alors on trouvera une solution quand... quand la question se posera."

Kenny se laissa tomber au sol et tira son couchage à lui. Il cracha de nouveau par terre.

-"Elle va bientôt se poser, Aviator. Mieux vaut que tu y es réfléchi avant. Et oui, l'amoure fait faire des choses qu'on aurait jamais imaginer faire. Mais certaines de ces choses te poursuivent ensuite toute ta vie. J'suis ton ami, Léo. Alors je sais que j'ai pas l'air du gars spécialiste en conseils avec les femmes. Mais j'l'aime bien ta chanteuse. Simplement, j'voudrais pas que cette histoire se finisse mal. Ce que je veux dire, c'est réfléchis bien avant d'aller plus loin : s'arrêter maintenant te coûtera, mais ce sera toujours moins que s'arrêter plus tard. Et surtout, penses à ce qui lui en coûtera à elle."

Sans lui laisser le temps de répondre, Kenny referma la porte et Léo put l'entendre étaler son couchage sous l'avion.

Il entendit l'écossais ronfler qu'il était toujours en train de réfléchir. Kenny avait raison : s'il devait savoir qu'il pourrait rendre Crystal malheureuse dans l'avenir, il devrait arrêter cette histoire maintenant. Mais voilà, il avait beau tourner et retourner la question dans sa tête, il ne voyait aucune raison pour lui faire du mal. Non, rien qu'ils ne pourraient surmonter.

Il n'y avait donc aucune raison pour qu'il mette fin à quoique ce soit.

En revanche, c'est une discussion qu'il devrait avoir avec Crystal. Ils en avaient déjà parlé, mais il devait s'assurer qu'elle pourrait vivre avec leurs différences. En être sûr pour être sûr de ne jamais la faire souffrir.

Il se rallongea enfin, avec un large sourire. Penser à Crytal lui avait fait le plus grand bien. Il l'imagina dans ses draps de soie, alors que lui était là, dans un duvet, sur le fond métallique de son avion. Oui, ce n'était pas du tout le même mode de vie. Mais ils s'aimaient, et de cela il avait la certitude. Tout en s'endormant, il ressentit le corps de Crystal sur ses mains, leurs souffles mêlés, et il se plut à imaginer qu'elle ressentirait peut-être ses pensées coquines.
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MessageSujet: Re: L'aéroport d'Atlanta   Mer 19 Jan - 23:24

Léo se réveilla brusquement, se retenant d'hurler. Putain de merde ! Quelle fin de nuit !

Il avait commencé en s'endormant avec Crystal dans ses bras et s'était réveillé alors qu'il découvrait Crystal, lovée dans son lit... avec le gorille mutant... Et elle s'était tournée vers lui avec le genre sourire minaudant et lui avait dit un truc du genre : "ben, tu crois que je peux t'attendre sans rien faire ?".
Putain, mais il devait vraiment pas aller bien pour pouvoir imaginer un truc pareil. Il se secoua la tête, se retourna pour profiter encore un peu.

Mais, l'idée ne le quittait pas. D'ailleurs, il ressentait toujours comme un serrement au ventre. Merde, mais quel con.

Il décida donc de se lever. Toujours une boule dans la gorge et le ventre tendu, il se traina jusqu'au hangar, trouva un robinet, et s'astreignit à se raser lentement, à l'eau fraîche. Ensuite, il s'aspergea copieusement, et vint se planter à la sortie du hangar, alors que le soleil se levait à l'horizon. C'était un moment qu'il aimait bien : l'aube naissante, celle d'un nouveau jour.

Mieux réveillé, rasséréné, il laissa ses pensées vagabonder au loin, s'égarer vers West-Epsilon et Crystal. Il n'était plus question cette fois de ce rêve débile. Non, cette fois, il ressentait la douceur des sentiments qu'ils partageaient.

Ça devait être la question de Kenny. Quelle idée de l'amener non pas à douter de son amour pour la jeune femme, mais du fait qu'ils pourraient le vivre en harmonie ?

Du coup, il eut une idée. Il retourna au hangar, prit un seau qu'il remplit d'eau fraîche et vint le balancer sur le ronfleur qui squattait toujours le dessous de l'avion.

-"Allez, réveilles-toi fainéant d'irlandais, poseur de questions de minuit, et donneur de cauchemars ! On doit préparer l'avion !"
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MessageSujet: Re: L'aéroport d'Atlanta   Sam 22 Jan - 13:03

Si certains faisaient mumuse en tapant le petit Atlanta Tour puis en s'empiffrant de petits fours et de champagne, les deux compères firent une révision complète de l'avion.

Ils le connaissaient mal, car il était le n°2, plus souvent utilisé pour étudier les modes d'intervention mécanique sur le n°1. Le fait que le turbo ne fonctionne pas ne devait pas l'élire à la capacité de vol. Léo avait même envisagé l'utiliser en école de pilotage, mais aucun des irlandais n'avait voulu apprendre à piloter. Oh, en tant que mécano, ils avaient allumer le moteur, faire les essais et le couper. Mais aucun ne voulait se retrouver avec le volant entre les mains.

Ils ne virent même pas passer l'heure du repas, tant ils étaient occupés. Une révision complète, qui n'advenait que toutes les 25 heures, était une opération assez longue. Mais il était hors de question de risquer la vie du Président, donc nécessité fait loi.

Ils ne trouvèrent rien d'anormal. Une vis qui, avec les vibrations, avaient commencé à sortir de son logement, quelques réglages de câble et un moteur qui avait tendance à consommer plus d'huile que le précédent.

Ensuite, ils menèrent une longue opération consistant à vidanger les réservoir de la centaine de kilos de carburant restant, ceci afin de le filtrer. Le N°2 avait peu volé et donc il y avait des chances que des résidus se soient mêlés au carburant, ce qui était le cas.

Ensuite, ils vérifièrent les futs amenés par les Etats Unifiés, ne remplirent qu'une centaine de litres pour que Léo puisse faire quelques essais avec le carburant. Il décolla même pour un tour de piste basique, jouant sur la puissance et le mélange, écoutant son moteur, pour s'assurer que le carburant était de la qualité attendu.

Satisfait, il posa l'avion et ils achevèrent de faire le plein, non sans s'astreindre à placer des filtres pour s'assurer de la qualité de ce qui entrait dans les ailes.

Ce n'est que vers 16 heures qu'ils terminèrent et s'aperçurent qu'ils avaient faim.

Ils soufflèrent un peu, se hâtèrent de se laver et de virer leur cotte de travail pour se rhabiller rapidement.

-"Bon, on file casser la croute en ville ?", demanda Kenny.

Léo hocha la tête.

-"Non. Moi, je dois absolument rester ici. Le moindre incident, et je dois pouvoir décoller avec le Président."

-"Bah, tout se passe bien, sinon ils seraient déjà là. La conne en tête."


-"La conne ? J'croyais que tu commençais à l'apprécier !"

-"L'apprécier ? Non, faut pas exagérer quand même. Je lui péterais bien le cul, c'est sûr, mais pas plus. Ou alors... En fait, j'crois que j'aimerais bien une petite gâterie, que je puisse lui montrer pourquoi on me surnomme Défonce-Gorge dans les bouges de Westi."


Léo faillit s'étouffer...

-"Défonce-Gorge ? Ah, ben merde, c'est la classe ton histoire..."


-"Ah, mais, m'sieur l'amoureux, c'est que moi, je profite. Et on m'appelle aussi Pète-Rondelle et Chicot d'Or à la Langue de Velours si tu veux savoir..."

-"Ah, mais, je ne souhaite pas savoir... Bon allez, fait comme tu veux, mais moi je reste là. Attends, si je vais en ville sans l'avoir prévenue, Val' va pas être joyeuse...Et puis, ce ne serait pas pro."

-"Pas joyeuse ? Ben, moi, j'pourrais la rendre joyeuse la Conne. Pas pour rien qu'on m'appelle aussi Master Orgasme..."

Léo fit un geste las de la main...

-"Putain, tu vas me sortir toute la série ? Bon allez, moi, j'vais trouver un bout à manger auprès de nos gardiens et puis sieste. Parce que cette nuit, j'ai un foutu d'irlandais qu'est venu me réveiller et qui ensuite a ronflé comme dix sous mes pieds...En tout cas, essaie de pas finir chez les flics, sinon, la "conne" comme tu dis pourrait bien trouver rigolo de te laisser ici..."
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